17 avril 2006

Suivez votre étoile...

Comme vous le savez peut-être, l'avenir est moi c'est une histoire un peu compliquée... Il a beau essayer de venir à moi, de mes yeux de myope je n'arrive même pas à l'entr'apercevoir. Plusieurs possibilités s'offrent à moi :

- Je rencontre un futur diplomé de Sciences Po que j'épouse. Je fais un boulot qui ne me plait pas plus que ça mais très bien payé. On est bourré de thunes, on a un appartement à Paris XVI et on boit beaucoup de vin rouge et aussi un peu de Sauternes parce que moi le Sauternes, j'aime ça.
- Je rencontre un héritié beau, fortuné mais paumé. Il m'emporte dans son bad trip. On devient le couple de plus riche et drogué de la côté d'azur car on séjournera à l'hôtel Hilton de Cannes. Je serais très mince et Tom Ford sera un de mes amis. Je monterais les marches avec des amis acteurs.
- J'arrête de rêver/délirer. Je fais les études que je peux, je chôme pendant quelques années, je trouve un petit boulot sympa et tranquille qui ne gagne pas très bien mais on fait avec. Je m'y installe, je ne désespère pas de pouvoir monter un peu en grade dans l'entreprise où je rencontre celui que j'épouserais. Une vie bien rangée avec un labrador sable, exactement.
- Je foire mes études et je fais une dépression. Je reprends des études à 25 ans après avoir suivi une psychotérapie salvatrice. De là je vais rejoindre ma troisième option.
- Je foire mes études, je fais une dépression et je me suicide. (bouuuhou) (mais non, pleurez pas)
- J'arrête d'y penser et on verra bien.

Dans le cas 1 ça m'enchante. Dans le cas 2, ça m'enthousiasme. Dans le cas 3, ça me fait un peu flipper, c'est con et très adolescent mais j'ai pas très envie d'une vie bien rangée à la "serveuse automate". Dans les cas 4, 5 et 6, ça m'angoisse.

De toutes façons, voir à plus d'une semaine ça me fait une boule au ventre. Une saloperie d'angoisse dont je ne me débarasserais jamais. Une petit pute de boule au ventre qui sera toujours là, qui me guettere sournoisement dans les moments de joie pour mieux revenir après. Cette putain de boule au ventre est le premier des deux problèmes de mon existence, le second étant ma situation familiale chaotique.

Pour finir je citerais Jean Anouilh dans Antigone, ma bible : "Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir."

04 mars 2006

Tous les garçons et les filles de mon âge

Tout d'abord, remercions Françoise pour ce titre ("vous m'avez dit de pas dire Hardy!") (celui qui ne connait pas cette citation...).
Ensuite, Cécile l'a dit (avec tant de délicatesse), je fais une depression. Et pour m'inscrire dans la lignée des bloggeuses pathétiques qui sévissent sur les skyblogs mais aussi sur des blogs personnels, je me dois donc de faire un post traditionnel de depression. Autant vous l'annoncer tout de suite, je vais me plaindre. Et je m'excuse par avance auprès des courageux qui auront lu jusqu'au bout mais aussi à moi-même des quelques ressemblances que nous pourrons ici trouver avec Kévina. Et pour me décharger un peu de la lourde responsabilité d'être un tel boulet, je vous dirais que c'est pas ma faute, je viens de me faire une playlist de chansons à deux francs (genre Beautiful, My Heart Will Go On, I Will Always Love You, My All, Le Coup de Soleil, Stop... enfin, je ne vais non plus vous faire toute la liste parce qu'après on va encore croire que j'ai des vieux goûts musicaux)

Après ce petit prélude, je commence de suite à me plaindre.
Rien ne va ! Tout a commencé... Euhm, il y a longtemps en fait. Mais bon, je me suis rendu compte que ça n'allait pas à la fin des vacances. Ce qui ne va pas, c'est que je suis une loque. Je me suis vraiment rendu compte que je n'avais aucun sens de l'organisation. Et voilà, je devais boucler mon dossier de TPE mais j'ai préféré répondre à des "impératifs" sociaux. Au moins je ne suis plus trop une fille associal, ça c'est déjà un bon point. Bref, mercredi 15 février (après le traditionnel 14 février passé bien entendu sans Valentin, mais est-ce vraiment utile de le préciser ?) j'ai babysitté la petite soeur de Cécile qui est adorable mais après j'ai passé la nuit chez Cécile et jusqu'à 5heures du matin, je me suis plainte. Nous avons même dressé une liste (pourtant je devrais maintenant savoir que les listes...) intitulé "pourquoi Claire en a plus qu'assez" :P Cette liste, donc, regroupait, entre autres, les éléments suivants :
- elle a mal au ventre (car inexplicablement mon estomac a refusé l'entrée à autre chose de plus qu'une salade pendant toute la deuxième semaine des vacances) (mais bien entendu aujourd'hui je mange, je mange, je mange)
- le lycée la saoûle : bien sur ce genre de discours peut paraître vraiment stupide mais, je ne sais pas si j'en ai déjà parlé ici, les dimanches soirs sont pour moi de véritables tortures morales et vicérales car je me dis que tout cela n'a aucun sens, que je n'ai pas de but. Le pire est qu'à la fin de la semaine je me dis que bravo, je suis bien allé au lycée comme un petit mouton sans me poser de question, le rythme de travail assez lourd facilitant l'amnésie.
- elle va rater la danse pour les TPE : et le pire dans l'histoire c'est que je ne suis ni rentrée chez moi pour bosser mes TPE ni allé à la danse car j'ai préféré la glande, histoire d'oublier le reste.
- le bac, les bacs blancs, les tpe... ont lieu cette année.
Bien sûr on dénombre aussi dans cette liste beaucoup de trucs "superficiels" et les raisons que je vous ait citées ici ne sont peut-être pas suffisante pour faire ne serait-ce qu'une déprime.
Mais disons qu'il y a en moi un ras-le-bol général. J'en ai ras-le-bol de me lever tôt pour sortir de chez moi dans le froid, courir jusqu'au metro pour ne pas arriver en retard et du même coup me taper une heure de colle. J'ai ai ras-le-bol d'aller au lycée pour rien en somme vu que je ne sais pas du tout ce que je vais faire ("jsuis nulle en histoiiire, qu'est-ce que j'vais faire plus tard ? zero en géographiiie, mal barrée dans la vie! jserais pas docteur, ni dentiste, ni architecte ou ingénieur, ça c'est sûûûr, mais en attendant on est collés jusqu'à 6heures!"). J'en ai ras-le-bol que ma mère insiste si lourdement pour que je mette un mot sur les cartes qu'elle envoie à ses parents alors qu'ils ont été odieux avec moi lorsque, après n'être pas venue depuis 2 ans et demie, je suis allé les voir avec ma mère et qu'ils l'ont quasiment insulté devant moi. J'en ai ras-le-bol de connaître une situation familiale aussi désastreuse. J'en ai ras-le-bol qu'on ne soit même pas pété d'oseille pour rattraper tout ça à coup de sac à main, de jeans et de lingerie.
Et je n'arrive à rien. Là je ne peux plus avancer, je fais un blocage, je ne fais plus rien et mon père me dit que je ne peux pas "être productive à l'école" si je me couche à "des heures pareilles". Seulement me coucher à 22heures pour me lever à 6, j'ai eu beau essayé, franchement ça ne me réussi pas tellement. En plus il fait froid. J'ai froid. Vivement le printemps et l'été, que la chaleur amolisse mon cerveau et m'empêche de penser à tout ça.

Mais la vie continue. On se retrouve des amis que l'on croyait loin de soi, on s'écarte très nettement d'autres et on en perd pour des raisons qui n'en sont pas. L'humour, l'auto-dérision et le second degré devrait être des valeurs nationales qui mériteraient d'être apprises et approfondies à l'école. Même si nos vies sont pathétiques, si on pouvait seulement tout prendre au second degré, ce serait nettement plus drôle, non ? (et ça, c'est une question rhétorique.)

Allez, juste un dernier mot pour la route : apprenez mon numéro de téléphone par coeur et ainsi, quand vous serez "légérement saoul" vous ne penserez pas à m'appeler moi mais plutot les premiers noms de votre répertoire (Allyson, si tu nous regarde :))

06 novembre 2005

...

Maxime s'est pendu mercredi soir.

Encore une soirée où la jeunesse France a du bien s'amuser...


Encore un jour se lève
Sur la jeunesse France
Mais j'ai perdu mes rêves
Je connais trop la danse...
Mais je sais qu'on est quelques milliards...
Encore un jour se lève
Sur la planète France
Mais j'ai depuis longtemps perdu mes rêves
Je connais trop la danse
Comme toujours, il est huit heures du soir
J'ai dormi tout le jour
Mais je sais qu'on est quelques milliards...
A chercher l'amour...

03 novembre 2005

La Vie Rêvée d'une Brune Parisienne

Fantasmons!

Dans ma Vie Rêvée, je serais belle, grande et mince (je sais, ça commence un peu comme tous les contes de fées stupide... mais notez que je ne serais pas blonde!). J'aurais de beaux cheveux lisses, et je serais brune (ok, je suis déjà brune, mais en fait j'ai une peau de blonde (je ne bronze pas : je crâme) et en fait je voudrais être brune pour de vrai et donc bronzer facilement). J'aurais des yeux bleus foncés sublimes (un peu comme Le Coeur Des Mers (pour les fans de Titanic)). J'aurais la classe et les robes dessinées par les derniers créateurs en vogue m'iraient comme si elles avaient été faites sur mes mesures (ce qui pourrait être le cas dans la mesure où je serais amie avec ces jeunes créateurs ayant le vent en poupe, je pourrais même être leur mécène ou leur muse!)
Oui bon. Donc toujours dans ma Vie Rêvée, j'aurais épousé un homme beau, intelligent, riche qui m'aime et que j'aime (genre il m'aurait fait sa demande en mariage dans la plus sublime suite du plus sublime palace de Venise, avec une sublime bague ornée d'un sublime saphir (assorti à mes yeux, bien entendu) ) (un peu de romantisme ne nuit pas). Je ne travaillerais pas ou peu. Dans ma Vie Rêvée, j'adorerais écrire quelques articles de façon ponctuelle pour un magazine. Grâce à mon Divin Mari plein au as, je pourrais faire des études, plein d'études. Je pourrais étudier la médecine, la psychologie, la météorologie, je pourrais aussi faire l'école du Louvre... Sans avoir à me soucier d'un plan de carrière ni de trouver un bon métier.
Ma Vie Rêvée serait formidable. Je passerais des journées entières avec Justine au hammam et dans des instituts de beauté pour des soins du visage, french manucure et pédicure. On irait ensemble au festival de Cannes, on séjournerait à l'hôtel du Cap et on passerait l'été à Cannes parce que Cannes c'est beau. Justine et moi on passerait aussi des heures à discuter au Starbucks Coffee avec un Venti Caffé Latte Caramel (ou autre chose, faudrait peut-être varier les plaisirs). On irait faire du shopping chez Colette (Tom, j'irais aussi avec toi, ne t'inquiète pas!) et on achèterais des sous-vêtements magnifiques dans une boutique Chantel Thomass. Quand la Samaritaine réouvrira (dans ma VR elle rouvre dans 2 ans) on y passera aussi des heures. La Samaritaine c'est si beau. On irait aussi s'asseoir dans la pelouse Plage des Vosges. Et même si un gardien mal luné nous demandait de changer de place, notre beauté transcendante lui ferait changer d'avis sur-le-champ.
Mais attention, je ne suis pas une égoïste! Dans ma Vie Rêvée je n'aurais plus ce si terrible pincement au coeur en prenant le metro aux Halles et en voyant ce pauvre homme qui fait la manche. Je lui donnerais de l'argent chaque fois que je prendrais le métro (oui, j'aurais su "rester simple") et je lui ferais un grand sourire en lui demandant comment ça va aujourd'hui. Dans mes très bons jours, je prendrais un croissant pour lui. Il serait très heureux et son sourire sincère me réchaufferait le coeur lors des glaciales matinées d'hiver.

J'ai vraiment hâte de vivre ma Vie de Rêve avec mon Divin Mari!

30 juin 2005

Tranche de vie

Pierre, mon très cher frère me racontait il y a quelques jours une anectode fort amusante et choupinette.
La tranche de vie se situe dans un tabac vers 18h12 (non, je romance, en fait j'en sais rien). Un homme et son fils. Le papa se penche vers son fils - âgé de quelques années, pas plus - et lui demande s'il veut une sucette. Celui-ci acquiesce, évidemment.
" - Tu veux une sucette à quoi ?
- A la tomate!!
- Y'a pas tomate.
- Mais si, la rouge!!
- Ah, c'est fraise alors.
- A la fraise!!!!"
Le gamin saute, il est heureux d'avoir une sucette à la fraise.
C'est merveilleux les enfants. J'en veux uuuuuuuuuuuuuuuuuuuun (oui, j'imite bien le cri du bébé phoque)

13 juin 2005

Voici venu le temps des rires et des chants...

Je ne suis pas enceinte. Le premier qui dit qu'on s'y attendait je lui latte sa gueule (oui, carrément); les miracles, ça existe, non ? Enfin bref. J'ai donc comblé mon manque de foetus par un stage dans une classe de CE1 à l'école St Roch, 37 rue St Roch 75001 Paris. Dans cette merveilleuse classe, on recense 23 élèves : Mahault, David, Yoan, Madeleine, Felix, Valentine, Eve, Sixtine, Astrid, Pierre, Josepha, Emma, Gaspard, Louis, Anastasia, Julie, Romane, Matthieu, Aénor, Géraud, Marcio, Tamara et César. 23 enfants tous plus adorables les uns que les autres. Le premier soir, Tamara m'a dit un secret "y'a Marcio qui m'a dit qu'il était amoureux de toi", moi qui n'ai jamais eu d'amoureux, étant petite! Et le lendemain, alors que je surveillais sagement la récréation, Marcio court vers moi pour me dire "je suis amoureux de toi", il s'enfuit, il revient et dit "c'est vrai", et il repart dans sa course éperdue. Merveilleux, mais moi j'étais amoureuse de César.
Enfin bref, il se trouve que j'ai accompagné la moitié de la classe au sport vendredi matin et une-fille-de-l'autre-classe-dont-je-ne-connais-pas-le-nom m'a dit que je favorisais l'autre équipe, ce qui m'a profondément vexée, et elle s'est mis à pleurer. Alors je lui ai dit que ce n'était qu'un jeu et que de toute façon on allait rejouer une autre partie et elle a dit que "non" alors là, heureusement, Michel, le prof de sport, est arrivé et à dit "allez, c'est la revanche!" FIOU! Enfin bref, Anastasia m'aime tellement qu'elle voulait que je vienne chez elle! Et puis bref, la semaine s'est terminée, j'ai pris un tas de photos, j'ai offert des bonbecs aux enfants et un cadeau à Christine (qui est donc la maîtresse des CE1 A) et puis on a pleuré, on a échangé nos adresses, on s'est promis de ne pas s'oublier et de s'écrire toutes les semaines (euh.. non, fallait s'arrêter au cadeau de Christine).
Et puis je suis revenue Lundi parce que, comme une bobette, j'avais oublié toutes mes affaires là-bas. Je suis arrivée pendant la récrée et Josepha, Eve, Anastasia et une fille du CP ont glapi "Claiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire" et elle se sont jeté sur moi, m'enlaçant pendant que je leur faisait des bisous, c'était merveilleux! Et puis après, Julie et César m'ont supplié pour jouer à chat (ah oui, j'ai beaucoup joué à chat cette dernière semaine, c'était merveilleux, j'ai aussi beaucoup donné la main) mais malheureusement je devais repartir! Ceci dit, je leur ai dit que je les reverrais le 19 (le jour de la fête de l'école) et que par ailleurs, ils avaient intéret à assurer parce que je les regarderais descendre de l'eglise. Mais je ne doute pas qu'ils seront parfaits!

Edit : ouah, j'ai enfin mis les liens, je suis super fière de moi sur ce coup ! :D